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Les Rivals (LP – Casbah Records et Mauvaise Foi Records).

Les Rivals

Les Rivals poursuivent leur route. Leur premier single sorti chez Close Up Records témoignait déjà des qualités du quintet de l’est parisien (un seul est de Montreuil, hein !). Un deuxième single  (toujours chez le même label) confirma leur talent d’écriture et de composition.

Il n’est pas aisé de faire galoper un projet lorsque la distance, entre les lieux de vie des membres d’un même groupe, n’est pas de l’ordre d’un pas de fourmi.  Des haltes consciencieuses sont nécessaires pour resserrer les rangs et peaufiner les idées brutes souvent apportées par Hervé, le guitariste. Que les fans ne se plaignent pas, certains titres avaient été joués en live avant d’être enfin gravés sur ce joli vinyle. Connaissant un peu les lascars, on ne doute pas qu’en studio, ils se soient appliqués jusqu’au moindre détail.
Leur album éponyme, sorti l’année dernière, a dû surprendre les pantouflards de la transition. Notamment ceux pensant avoir à faire à un bon petit groupe de scène garage, que l’on peut voir ci et là, sur les petites scènes que l’on fréquente généralement en fin de semaine. La voix de Matthew (franco-britannique), reconnaissable entre 1 000, est parfaite, incisive à souhait. Les Rivals vont plus loin. Toujours aussi excellents dans les « intros qui tuent », ils expérimentent d’autres univers, au-delà du rock garage basique, niais, redondant. Ils gardent une bottine dans le classique 60’s et de l’autre, ils explorent des facettes souvent abandonnées par d’autres groupes.  Les arrangements sont de qualité et les guitares impeccables, un vrai régal.  Un album subtil, adulte et mature. Un vrai potentiel se confirme et augure de belles ambitions. D’ailleurs, ils annoncent leur retour en studio.
Listen you soon, Les Rivals !

Les Rivals :
Matthew Lister – chant / Hervé Lefèvre – guitares / Samuel Levasseur – basse / Clément Hering – claviers, chœurs / Dom Karsenti – batterie, chœurs

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The Buttshakers – Night Shift (Youz Prod/Harmonia Mundi 2014) .
En attendant le 45 T, annoncé.

Buttshakers

Toujours aussi énergique, la soul garage des lyonnais ne nous laisse pas indifférents. Une nouvelle fois. Ciara et ses chics types ont maintenant intégré le cercle fermé des éminents représentants de cette soul funky sur-vitaminée européenne. Cependant, leur féline frontgirl from Missouri, contrairement à d’autres voix lead, ne tombe pas dans le pastiche des légendes féminines dont elle pourrait être l’héritière. Betty Davis, notamment ou Etta James. Elle assure. Le groupe assure. 12 titres aux tempos survoltés, boostés par des cuivres à réchauffer la plus gelée des guiboles léthargiques.  On retrouve sur cet album, ce que l’on apprécie beaucoup par ici : l’énergie du live. Certes de l’académisme chez ces excellents musiciens. Mais aussi, cette dose de sauvagerie, magnétique, venant justement bousculer les codes soul et funky un peu trop classiques. Les Buttshakers nous rapprochent plus du Brown Shaker que de la soul canapé pour  teenager éconduite par Bieber. A faire danser un paraplégique sous valium, on vous dit !

TRACKLISTING:

Side A:
Night Shift
I Wanna Know
Chains
Tell The Truth
I Wait
Your Love Is Amazing

Side B:
Only Your Love
Satisfied
How Long
Betty Day
Get Your Blues
The Girl Can’t Dance

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The Norvins – No Tyme For Tears  ( LP & CD Soundflat Records 2014)

The Norvins No tyme for tears

Ils ne sont pas là pour rigoler, les Norvins. Ils déboulent de  nouveau dans la ville avec 14 titres nerveux, réveillent tout le monde,  à coup de flammèches punk chargées d’essence de fuzz et de clavier vrombissant. Après leurs deux premiers albums et un 45 T certifiés rock revival garage, les parisiens remettent le couvert. Nous pourrions dire que pour ce 3ème LP, ils envoient de nouveau la sauce. Cette fois ci, sans aucune fioriture pouvant masquer l’esprit fondamental.  Retour aux sources de l’underground énergique. Les titres s’enchaînent  comme des hymnes épileptiques sur une rythmique cinglante. Oui là,  on parle bien de musique du diable ! On pourrait voir en eux de jeunes Sonics français. L’unité du son pèche peut-être un peu. Mais le combo nous délivre encore une bonne dose de musique du diable sous le pif.   Il y a déjà des addicts. Que les non-initiés se méfient. Ils pourraient tomber aussi  facilement dans le garage catchy.
Que l’on se rassure, ce n’est pas dangereux pour la santé.
Avez-vous pleuré ? Et bien maintenant dansez !

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The Royal Premiers – Friday Night Curse (Kizmiaz Records LP)

Royal Premiers

Très inspirés par Don and the Good Times, ces nantais (5 ou 6 drilles selon les jours, anciens de The Immediates et de Star and Key of the Indian Ocean et Other Guys) proposent un disque roots,  mêlant rock, rock garage, surf et soul. Dans une pochette sobre, reposant sur les touches d’un Hammond, un son chaud, groove et suave, notamment grâce aux  cuivres et  à la section rythmique impeccable. D’ailleurs,  le sax se fait la part belle de titre en titre. Parfois façon The Fabulous  Wailers ou frisant avec le free jazz. Le disque allie compos originales élégantes et reprises subtiles. C’est joyeux, sautillant, parfois bondissant avec une tenue rétro parfaitement assumée. Du frat rock mêlé à du bon rhythm and blues. Sans autre prétention que celle de se faire plaisir. Cela s’entend. De l’adrénaline rafraîchissante.

 

TP & Ber The Ber