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Dan Imposter chante en français.

Dan Imposter y a rien à faire

Lors de sa jeunesse, en dehors d’essayages consciencieux de divers pantalons rouges et de répétitions dans la « Cage aux fauves »  (peut-être un indice sur sa tendance à gober des kiwis non pelés..), le Dr Souffrance (ascendant hypocondriaque) avait perfectionné ses gammes dans Syphus, Les Papillons Noirs, Les Imposters, des chœurs d’opéra,  Les Spiders.  Multi-instrumentiste facétieux mais surtout talentueux,  Dan Imposter fait également partie de la bande de musiciens pilotée par Marie-Julie Arnal de « Stereoscope Jerk Explosion » (laquelle fait jouer ses doigts de fée sur « j’ai beaucoup écouté.. »), a collaboré  à différents projets de Phil Pace (auquel il offert 4 moyeux pour son dernier album) et à la Sunshine pop de Doc Vinegar. Il continue de faire plaisanter la basse dans le groupe « Banana’s Grapes Bunker Undersound ». Il convient de ne pas oublier ses 25 années de cordes pétées au sein de « The Mockers », dont il avait cuisiné pour la première compilation « South of Nowhere », un  morceau  faisant saliver petits et grands fans de garage sucré,  « Le Chocolat ». Plus récemment, sollicité par Tata Powers pour ses talents de compositeur « fingers on the handlebars »,  ce cycliste émérite a composé  4  morceaux pour la compilation « 1966 Back in the South of Nowhere ». Trois d’entre eux  ont été interprétés et arrangés par The Rebels of Tijuana, The Monkberry Moon Orchestra, The Monskers. Très habité par l’esprit de Bo Diddley, il chante et joue le quatrième, « Belle de jour ».

Après avoir vidé sa cave d’un bric-à-brac à faire pâlir Gotlib,  il y installe son Chocolates’ Studio. Comme il n’avait rien d’autre à faire qu’assurer les tempos des plateaux et des trains musicaux, l’Imposter de la fringale bascule sur l’écriture de  « Y a rien à faire », son premier album solo. Roulant à fond sur  les pistes de ses compos (il en a encore beaucoup sous la pédale), il enfile successivement les maillots d’auteur, compositeur, manager de Girl band (en bon capitaine de route il a engagé ses petites reines).  Dans son cadre, le tube horizontal du Rock anglais des 60’s (Beatles, Kinks, Who, Stones) et, dans le diagonal les incontournables Frenchies de la même époque (Ronnie Bird, Gainsbourg, Stella).
Il a fait appel à la locomotive Pooley pour tracer la route de l’artwork. Puis, il a mouliné du braquet DIY, en tirant sur le guidon pour passer les bosses des difficultés pour sortir ces douze titres en digipack, made at home entre deux séances de vélo d’appartement. L’histoire ne nous dit pas quelles vidéos visionnait-il pendant ses entraînements? Les victoires de Merckx ou des émissions d’Âge tendre et tête de bois ?
De toutes les manières, inside ou outside, la sorcière aux dents vertes n’effraie pas l’Imposter aux pantalons rouges, les valves de la bigorexie musicale étant bien fermées.

1 – Ce que j’aime
2 – Next Gen
3 – Pierres roulantes
4 – Everybody gotta go
5 – Elisa
6 – Feelings
7 – Cache ta joie
8 – J’ai beaucoup écouté l’album blanc (et alors ?)
9 – Pirate du temps
10 – Y a rien à faire
11 – L’amour et moi
12 – Le Sourire des filles

Dan Imposter – Y a rien à faire
Vente : 13,00 euros port compris
Contact : disques.tchoc@laposte.net

 

[youtube http://youtu.be/mHG8q_EhL3s]