Étiquettes

, , , , , , , , , , ,

DOC VINEGAR a eu l’honneur et la joie d’être invité à la Rue du Rock 2018 !

Ce festival, créé à Marseille en 2013 par l’association Phocéa Rocks, est très vite devenu une référence dans la cité. Son principe est original : dans la rue Consolat, située en plein centre-ville et piétonnisée pour l’occasion, le rock local exprime son dynamisme. Plusieurs scènes sont aménagées à divers endroits : à même la rue ou bien dans des locaux prêtés par les riverains. Entrée gratuite partout, évidemment !

Ce dimanche 30 septembre, 23 groupes rock de la région doivent se succéder. Des formations « de toutes obédiences rock, de la folk la plus onirique à la noise la plus oppressante », selon le programme ! Et nous, DOC VINEGAR, faisons partie des groupes sélectionnés de cette 6ème édition.

C’est le jour J ! Timing précis à respecter : installation du matos entre 10 et 11h, ensuite se déroulent les balances, et à 13h30 les concerts démarrent pour une fin prévue vers 21h. Durée de chaque prestation : 40 mn pas plus !

Levés à 7h (un dimanche !!!), nous arrivons un peu après 10h à l’Atelier Gouache, au 56 rue Consolat, où nous allons jouer. L’équipe Phocéa Rocks (Stefan, Pirlouit, j’en passe, ils sont très nombreux…) est déjà à fond. Les personnes de l’atelier sont un peu en retard, mais dès leur arrivée l’accueil est chaleureux, on nous prépare même le café. Nous sommes subjugués par la déco « pollockienne ». Quelle bonne idée de jouer dans un atelier de peinture ! Florian, l’ingé son, est très cool et pro. Le son se révèlera nickel. Donc on s’installe (à l’intérieur) et on « balance » en confiance. Puis on en profite pour réviser les morceaux « pointus » avec le Dan Imposter, arrivé en retard comme toujours. On le connait et on ne lui en veut pas ! A travers la vitrine, puis à l’intérieur, les photographes mitraillent déjà, waow …

Midi arrive vite. On va donc boire un coup car chanter ça donne soif, hein ? Installés aux Danaïdes, on discute projets musicaux. Équipé de son sac « Ave The Sound ! » bleu, Rémi, visiblement pas encore bien réveillé, nous salue bien bas (et on ne le reverra plus !!!), puis Gaby et Sylvie nous rejoignent. Je soigne mon stress en engloutissant quelques verres. Muriel aussi mais un seul ! Puis on va s’installer à la table des musicos. Repas assurés par Casa Consolat. Il y a la queue au comptoir, ambiance bon enfant, un très joli chien (style La Voix de Son Maître) que si j’en prends un, j’en veux un comme lui. On parle avec d’autres musicos. Métalleux ? Prog ? Punk ? On ne sait pas et on s’en fout : aujourd’hui, pas de chapelle ! Après le repas, chacun doit faire sa vaisselle. Deux bacs : un pour laver et un pour rincer, comme à la colo !

Allons, il est temps de remonter au 56. Juste à côté, dehors, se produit le groupe Johnny Barrel Country Band. Retenez ce nom ! Ils mettent le feu à la rue. A la balance, j’avais discuté avec le guitariste qui joue également de la steel guitar. J’adore. Envie de lui proposer d’enregistrer avec nous.

Mais le temps passe, c’est moins le quart déjà et on doit jouer pile à 15h … sinon pan-pan sur les doigts (enfin ça, c’est moi qui le rajoute). Top chrono. Mega stress. Mes mains tremblent. On se donne à donf tout de suite. Quel bonheur, quelle joie ! On enchaîne les morceaux les plus speed, sans laisser le temps au public de respirer et ils adorent. Si, si ! Puis des camera.wo.men s’incrustent … waow bis. C’est dans ces cas-là que je fais des faussetés ou que la guitare se désaccorde ! Pas grave …

Je ne vous ai pas dit : c’est notre premier concert avec Kino à la 12-cordes électrique ! Et cela se sent. Notre son est nettement plus compact. Bien sûr la base (sans faute d’orthographe) de Vaillant nous manque, mais Dan s’en sort très bien. Heureusement qu’il a pu prendre le relais, cela nous aide bien. La Vaillante manque à Mumu qui met les bouchées doubles et s’en sort magnifiquement bien ! Et que dire du Jean-Mi ? Un vrai pro comme d’hab. Les 40 minutes demandées (c’est super 40 mn : un concert ça ne devrait jamais durer plus longtemps !) sont passées. Je suis trempé et heureux. Les copains aussi. Le public aussi. On discute avec des inconnus, on prend des contacts. Super ambiance !

Maintenant, on va écouter les autres groupes. Il y a de plus en plus de monde. Super ambiance bis. On boit des coups. On croise des amis. Florian me dit que cela lui rappelle les toutes premières fêtes de la musique. Il a raison. Je me rappelle des groupes qui s’installaient n’importe où à l’époque. Dans la rue, sur les toits … Je me souviens d’une fête de la musique au Pub St-Laurent avec Les Playboys, déguisés en émirs, jouant sur des guitares cheap !

A 17h, je vais voir les Statonells, le groupe qui partage la salle avec nous. Très différent des autres formations du jour. Il s’agit d’un guitariste et d’un clavier/percussionniste qui improvisent sur des boucles préenregistrées. Intimiste et hypnotique, cela rappelle les impros du Velvet Underground. Je suis sous le charme et reste jusqu’à la fin. Jean-Mi, qui a joué la veille avec Mure, s’endort sur le canapé.

A 18h, l’Atelier Gouache ferme. Il nous faut tout sortir très vite. Du coup, nous sommes obligés de ramener le matos à la maison. Être musicien c’est ça aussi…
Je ne verrai pas les « stars » marseillaises. Pas de Pleasures, Cowboys, Rangers, Splash ou la Flingue … Mais tant pis car je retrouve ma chérie ! Plus tard avec les enfants on se fait des carbonaras. Miam !

C’était une super-journée, on a bien joué, on s’est bien marrés, on est tous super heureux. Les organisateurs aussi. Bravo à eux ! L’an prochain nous y retournerons et nous serons derrière le stand « Ave The Sound ! ».

PASCAL AUZIAS

Crédits photos : Maé, Catherine Biasetto, Philippe Maquelle.


Prochain concert : Le 26 Café accueillera le vendredi 12 octobre, les copains de Splash Macadam, No Exit Only et donc Doc Vinegar pour la première soirée Live de la saison.