Étiquettes

, , , , , , , ,

On se réjouit avec The Rebels of Tijuana !

The Rebels of Tijuana - Album 2016 AV21

Restant fidèles à l’esthétique élégante du « yeah yeah » et  du « wah wah » (ce dont nous ne nous plaindrons pas) des parrains spirituels que sont Dutronc et Ferrer,  nos cher Rebels cultivent toujours leurs références avec le recul réfléchi et heureux qui les caractérise, ce petit décalage nécessaire pour ne pas tomber dans les caricatures et les clichés des non éclairés des plafonds de la création.

Dans ce nouvel album très actuel et inspiré, ils nous racontent des personnages et des histoires puisés dans les road-movies de stars déchues par leurs propres excès, ou inspirés par les losers sublimes et lovers intimes de la Nouvelle Vague. Et ces pourfendeurs de la mauvaise humeur ne font pas de quartier. Ils sont totalement décomplexés. Et c’est tant mieux ! Peu importe s’ils connaissent un seul quart d’heure de gloire ou qu’ils aient leurs posters scotchés dans les caravanes de plusieurs générations de jeunes itinérantes, en quête d’initiation spirituelle foireuse sous l’emprise de gourous chauves ou moustachus mais assurément tous truands. Leur route est celle de l’allégresse. Peut-être sont-ils trop intègres, perspicaces et débonnaires pour confier leur sort à un jeune loup des plans de carrière…mais nous ne nous en plaindrons pas (finalement la jérémiade n’est pas notre soupe, comme vous pouvez le constater). Se faire plaisir est leur mojo. Le bien-être leur est un  carburant essentiel. Nous en sommes ravis. La joie salvatrice est au rendez-vous.

L’esprit kaléidoscope d’Alexis Kacimi, homme exquis et stakhanoviste musical, empreint ce troisième album. Sans se prendre la tête, il joue avec les morceaux irisés de ses jolis souvenirs de voyageur enchanté sachant jouir et rire de tout. Des chansons en français en miroir à des plaisanteries subtiles, à des observations délicates, aux différences et à la fois à la permanence de choses immuables qu’il aime décliner.
Toujours très attachés à la liesse infinie du beat,  chacun apportant d’autres fragments colorés, les potes du Pop Club Records complètent les tubes, lient le tout avec le piment des 60’s et parfois quelques soupçons de sonorités 70’s. Rien de bizarre. Tout semble spontané, presque facile. Comme si la grâce des débuts semblait ne pas se faner. Les Rebels restent à Tijuana. Parions que les groupies, bourgeoises ou pas, que les voyous, en blouson de cuir ou pas, leur apporteront plus que des cris à l’écoute de ces nouveaux excellents morceaux. Probablement quelques vers de poésie ou un doigt de bourbon. Voire deux….pour fêter comme il se doit la censure de la pochette par certaines plateformes numériques.

En attendant, nous, on se régale !

The Rebels of Tijuana (album éponyme). AV021.
Artwork by Acromath – Graphic designer
Edition limitée en vinyle
Album disponible en vinyle (11 titres) – 15 € + frais de port
CD (11 titres) 10 € + frais de port.

Un peu d’écoute pour vous mettre un doit de bourbon à la bouche…

PS : Que les Rebels of Tijuana soient AveTheSounders ne pèse pas dans la balance des ouïes. Il y a au South of Nowhere des oreilles impartiales. Si elles s’avèrent sévères elles restent discrètes. The Rebels pourraient en témoigner. Nous savons prendre de la hauteur. Sachez que même le poste d’un véhicule iconoclaste refuse de rendre le CD…il kiffe les morceaux accrocheurs à mort…peut-être était-il une option made in Tjuana…