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Art plastique et musique, passerelles de tolérance.

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Semaine de la tolérance au sein de l’Atelier d’Art du Centre hospitalier Henri Guérin de Pierrefeu-du-Var (centre psychiatrique), à l’initiative de notre membre Jean-Christophe Molinéris, (artiste peintre et DJ de la tolérance chez d’Ave The Sound !, exerçant la profession art-thérapeute / animateur), et de celle de notre association. Intention : construire et développer des ponts artistiques entre patients, personnel hospitalier, institution internationale (UNESCO), acteurs du monde associatif et culturel.

Vladimir Jankélévitch décrivait la tolérance ainsi : «Un moment provisoire qui permet à ceux qui ne s’aiment pas de se supporter mutuellement, en attendant de pouvoir s’aimer».
La tolérance est une sensibilité servant un respect inconditionnel à divers points de vue, d’environnements et de cultures. Elle est un pas vers le respect universel. Elle doit être un des aboutissements de toutes éducations. Elle est nécessaire à chaque construction intelligente.

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JOURNEE INTERNATIONALE DE LA TOLERANCE

L’Assemblée générale de l’ONU a instauré cette journée par sa résolution 51/95 du 12 décembre 1996, faisant suite à l’année 1995 pour la tolérance proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies. Elle est fondée sur la Déclaration de principes sur la tolérance de l’UNESCO adoptée en 1995 (voir lien ci-dessous).

Chaque année, le 16 novembre, la communauté internationale célèbre la Journée internationale de la tolérance. Comme chacun le sait ou devrait le savoir, il incombe aux Etats membres de développer et de favoriser le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction fondée sur la race, le sexe, la langue, l’origine nationale, la religion ou l’existence d’un handicap, et de combattre l’intolérance.

La tolérance, c’est le respect et l’appréciation de la richesse et de la diversité des cultures de notre monde, de nos modes d’expression et de nos manières d’exprimer notre qualité d’êtres humains. La tolérance est la reconnaissance des droits universels de la personne humaine et des libertés fondamentales d’autrui.

Seule la tolérance peut assurer la survie de communautés mixtes dans chaque région du globe. Elle est un outil de paix,  un mécanisme de sérénité, un moteur de créativité.

Tout comme l’injustice et la violence caractérisées, la discrimination et la marginalisation sont des formes courantes d’intolérance. L’éducation à la tolérance doit viser à contrecarrer les influences qui conduisent à la peur et à l’exclusion de l’autre et doit aider à développer sa capacité d’exercer un jugement autonome, de mener une réflexion critique et de raisonner en termes éthiques.

La tolérance est indispensable pour contrer la ségrégation, facteur de division, de destruction et de mort. Il appartient à tous de protéger les personnes exposées à la discrimination, qu’elle soit fondée sur la race, la religion, la nationalité, la langue, le sexe, l’orientation sexuelle,  la classe sociale, le handicap, l’invalidité, la maladie.
Pratiquer la tolérance est un antidote aux préjugés et à la haine. C’est une vertu et une qualité mais par-dessus tout un acte, qui consiste à tendre la main à autrui et à percevoir les différences non pas comme des obstacles mais comme des invitations au dialogue et à la compréhension. La tolérance est indispensable pour se prémunir contre la politique de polarisation, à un moment où les stéréotypes, l’ignorance et la haine déchirent le tissu fragile de sociétés de plus en plus diverses.

http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=13175&URL_DO=DO_PRINTPAGE&URL_SECTION=201.html

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ART-THERAPIE

L’application de l’art à des fins thérapeutiques n’est pas un concept nouveau. La Grèce antique, tout comme la plupart des cultures traditionnelles, considérait que les arts avaient un effet cathartique et thérapeutique. Au début du XXe siècle, le psychiatre suisse Carl G. Jung (1875-1961) avait déjà lui-même expérimenté les bienfaits de l’expression par le dessin. Il a ensuite intégré cette approche dans sa pratique. Toutefois, l’art-thérapie n’a fait son entrée officielle dans la société contemporaine que vers les années 1930. Elle s’est d’abord introduite en Angleterre et aux États-Unis grâce à Margaret Naumburg, enseignante et psychothérapeute reconnue comme l’une des pionnières dans le domaine.
L’art-thérapie est une forme de psychothérapie qui utilise la création artistique (dessin, peinture, collage, sculpture, etc.) pour prendre contact avec la vie intérieure (sentiments, rêves, inconscient, etc.), l’exprimer et se transformer. Elle privilégie un mode d’expression autre que le langage verbal.
En dehors des traitements médicamenteux, elle permet d’établir des hypothèses de travail, de proposer un protocole de prise en charge fondé sur une topologie de l’observation et de l’analyse.
Elle permet de réduire l’anxiété, pour aider les personnes victimes de traumatismes ou de troubles post-traumatiques. Elle permet des prises de conscience, et peut elle-même être une source de libération, un révélateur ou un catalyseur à l’intérieur du processus de transformation. Elle est une approche dynamique qui favorise l’éveil du potentiel créatif, l’affirmation de soi et elle entraîne souvent un sentiment de bien-être, d’autonomie et de liberté.

Le geste créateur fait appel au corps qui se met en mouvement pour créer une œuvre concrète en sollicitant l’imagination, l’intuition, la pensée et les émotions. Les images ou les formes ainsi créées, en plus de dévoiler certains aspects de soi, peuvent générer une vision et des comportements nouveaux qui contribueront à des guérisons physiques, émotives ou spirituelles. La créativité, mise en acte de l’imagination, agit et transforme la personne qui crée. Sans se préoccuper de la qualité ou de l’apparence de l’œuvre finale, la démarche thérapeutique consiste à laisser progressivement surgir les images intérieures, qui peuvent être autant le reflet d’expériences du passé que de rêves auxquels on aspire.

L’art-thérapie peut dépasser le cadre de la psychothérapie et avoir des visées humanitaires et thérapeutiques plus larges. Elle permet de venir en aide aux personnes malades, handicapées ou aux prises avec de la douleur chronique, ou des problèmes psychiques, psychiatriques ou moteurs, par exemple.

SEMAINE DE LA TOLERANCE au Centre hospitalier Henri Guérin de Pierrefeu-du-Var.

Journée de la Tolérance Ave The Sound

Atelier d’Art  du 16 au 20 novembre 2015 :

– « Qu’est-ce que la tolérance ? » : réflexion et échanges avec les patients
– images symboliques. Slogans.
– conceptions graphiques avec les patients. Portraits de personnages historiques et emblématiques.
–  impression quadrichromie sur bâches.
– exposition des réalisations artistiques créées par les patients.

Centre de Loisirs, le 20 novembre 2015 :

Not exit Only

– concert de John Peter Exit,  French Mockers Only, (bénévoles de notre association) du groupe Not Exit Only,
– DJ set  de Walkabout Sound System , DJ Anthony Suarez, nomade riche de ses voyages intérieurs, qui vit la route comme une initiation.
– exposition des œuvres des patients.
– buffet du respect.

Walkabout Sound System 2 Walkabout Sound System 3Walkabout Sound System

En partenariat avec :

Unesco, Centre hospitalier Henri Guérin de Pierrefeu-du-Var, Walkabout Sound System, et les membres d’ «Ave The Sound !» dans l’esprit de son action « South of Nowhere ».
(liste non exhaustive).

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Jean-Christophe Molinéris.

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The Work of Molineris refuse in the same movement sociology of passivity which can only be lost in the warm waters of consensus and artistic postures and falsely compassionate liberators. It is defined in the permanent refusal of a liberator, a life force, critic and founder in failing only real, but by comparing the time to outline its future, JC Molineris built with his jubilation own pictorial universe. He assumes his position as radical and painter, witness and actor of his time.

Le travail de Molinéris refuse dans le même mouvement une sociologie de la passivité qui ne peut que se perdre dans les eaux tièdes du consensus et les postures artistiques compassionnelles et faussement libératrices. Il se définit dans la permanence d’un refus libérateur, d’un élan vital, critique et fondateur : En n’interprétant pas seulement le réel mais en confrontant l’époque à l’esquisse de son devenir, J.C Molinéris construit avec jubilation son propre univers pictural. Il assume ainsi radicalement sa fonction de peintre, témoin et acteur de son temps.

Robert Bonaccorsi, Directeur de la Villa Tamaris Centre d’Art.

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