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« Do the Monkey ! with the Midnight Kings » !

Single – Vinyle – Sailors Overdrive Records.
Artwork par Riccardo Bucchioni.

The Midnight Kings - Single

Début 2013, désirant inclure dans la programmation du Festival South of Nowhere – Round two, un groupe italien aimable, généreux sur scène, nanti de l’esprit festif mais dépourvu d’arrogance (selon les us et coutumes de la tribu d’ « Ave The Sound ! »), j’avais contacté l’ami Gianni, boss du Festival Beat de Salsomaggiore Terme (Italie).  Deux critères essentiels étant fixés, à savoir de bons musiciens et personnes chaleureuses, mon « beat gorilla préféré »  me recommanda vivement les Midnight Kings. Il insista, n’en démordit pas. Sacrée mâchoire !
Je demandais alors à Doc Vinegar de fouiller dans la jungle du web pour me débroussailler l’horizon. Le coupe-coupe ayant été bien affûté, cela fut validé rapidement.
Luca Metius Mattioli, frontman et saxophoniste du groupe, auquel je demandais un « book » me fit éclater de rire. Pas de vidéos officielles bien léchées, pas de photos récentes, aucun disque sorti. Un aveu de « branlitude assumée ». Humilité attestée du boute-en-train.  Mais le projet de 45T était sur les rails. Les wagons se mettaient en place. On alimentait la chaudière à vapeur.
Venus de l’extrême nord du Piémont (Domodossola), les 6 rois de minuit (anciens de Thee STP, Thee Stolen Cars et de The Preachers) débarquèrent, rock aux lèvres et sourire dans les yeux. Interprétant leur répertoire comme des acteurs délurés, ils délivrèrent sur scène une énergie sauvage, une bonne humeur contagieuse, un rythme à faire perdre un escarpin à une bateleuse 50’s. Pourtant minuit n’avait point sonné. Les princes charmants pouvaient aller se rhabiller, les Midnight Kings avaient embarqué, dans leur train charnel de rockers joyeux, les baladines du dance floor.
Le charme italien, ses ravages…et les classiques du rock & roll sauvage.
Quelques temps après, malgré les fardiers de fainéantise, la locomotive « single » arriva enfin en gare. Primitive à souhait. Comme une bête sauvage, issue d’un croisement entre Little Richard au mieux de sa forme et une Pretty Thing sonique originelle.  Elle est rapide, wild, brut. On ne fait pas dans le décor ostentatoire des fleurs exotiques. Malgré le choix oisif d’une reprise en face B (on retiendra l’excellent choix du titre « The Monkey » du blues man Sidney Selby, appelé aussi «Bone Crusher » ou « Guitar Crusher »), on va à l’essentiel. Là, où les fauves rugissent.  Si le rythme transpire le dynamisme, la spontanéité de l’interprétation rafraîchit. Comme une bonne grappa bien glacée prise dans le wagon restaurant de leur train d’enfer.

Espérons que ces lutins sauvages bâillonnent rondement leur paresse et ne ratent point l’aiguillage pour mettre en train un album.
A toute vapeur, destination « Party Town », la contrée des « 1000 dances » !

TP66.